19 juillet 2009

Une interview de Souhail Ftouh dans le mensuel « Tribune Juive »



Les lecteurs de mon blog connaissent bien mon ami Souhail Ftouh, jeune avocat tunisien et militant très courageux pour une paix véritable entre Israël et le monde arabe. Le mensuel « Tribune Juive » (numéro 49 de juin 2009) vient de consacrer un dossier au dialogue avec les Musulmans (voir illustration), et ce n’était que pure justice que cet ami soit interviewé dans ce cadre : avec son autorisation, je la reproduis ici.

« J’ai toujours pensé que le dialogue est la base de toute vie en commun et qu’il ne faut pas désespérer de l'Homme avec un grand H. J’ai toujours estimé qu'il y a un moyen d'éviter l’apocalypse ; c'est de permettre le dialogue, car la difficile mais indispensable réconciliation, est la condition première en vue d'un avenir de sécurité commun et d'une cohabitation pacifique, qui ne pourra devenir réalité que moyennant des efforts renouvelés, persévérants et sincères avec ceux qui en ont marre d'être assujettis à une poignée de fanatique maffieux. Dans le monde musulman que je connais bien, il existe quantité d'individus qui ont une véritable sympathie pour le peuple juif et un grand désir de parvenir à la paix.
J’ai toujours cette croyance que l'Eternel nous a créés pour vivre et faire la paix, et non pour faire la guerre et mourir, et que par conséquent les Juifs et les Musulmans doivent arrêter de se crier les uns sur les autres, et à la place décider de s’écouter et d’apprendre les uns des autres à vivre en harmonie. Je refuse de croire que la seule voie soit celle de la violence, de l'extrémisme et du désespoir.
J’ai aussi la certitude que les Israéliens sont partisans infatigables d’une paix juste et durable. On a souvent appelé les Juifs « les bâtisseurs du temps ». Ce n'est pas une poignée d'extrémistes qui va dire le contraire ou faire vaciller les fondements de l'Humanité.

Enfin, j’ai toujours la conviction que les ennemis des Arabes ne sont pas les Juifs, les ennemis des Arabes sont les fanatiques. Les Juifs et les Arabes sont un seul et même peuple, une seule et même race, un seul et même sang. L'ennemi des deux peuples frères, c'est le fanatisme islamique, qui cherche à nous monter les uns contre les autres, parce qu'il sait que, unis, Juifs et Arabes ont toujours été mieux que les autres et le redeviendront. Avec les contextes sociétaux et mondiaux actuels, il est important de combattre l’obscurantisme et il est primordial que nous continuons de remplir nos devoirs premiers : former des citoyens instruits et informés. Il faut reconnaître que l'ignorance, la désinformation et la négation ont entraîné les guerres, l'Inquisition, la Shoah, les mouvements djihadistes dont nous sommes témoins.
Je voudrais enfin dire qu’il y’a ici une preuve que la tradition juive n’est pas exclusive, et que du coté des médias de la presse communautaire tout est mis en oeuvre aujourd’hui pour « reconnecter » les modérés à la tâche qui les attend au futur processus de paix, car l'espoir et permis entre les Arabes et Israël. »
Souhail Ftouh,
Tunis

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16 juillet 2009

Ouighours, les Musulmans oubliés


Cela aura été l’autre évènement international - après le début de révolution en Iran - de ce début d’été : les graves troubles au Xinjiang chinois, qui ont opposé les « indigènes » Ouighours aux Hans, ethnie majoritaire dans le pays et qui l’est devenu, peu à peu dans cette immense province. Une occasion pour le grand public - pour qui les seuls « territoires occupés » rappelés quotidiennement sont les quelques milliers de kilomètres carrés de la Cisjordanie -, de découvrir que cette grande puissance, outre le Tibet, s’était agrandie au cours des siècles derniers en colonisant un immense territoire à sa frontière ouest.

Or les Ouighours sont ... musulmans ! Et la Chine populaire, alliée traditionnelle du monde arabe, qui a mis quatre décennies à reconnaître Israël et qui est très proche de ses pires ennemis - armements vendus à l’Iran ; pétrole acheté au Soudan ; défense de ces deux « états voyous » au Conseil de Sécurité de l’ONU - se retrouve donc à devoir mater une révolte qui, si, elle n’est pas encore « islamiste », risquerait en théorie de nuire à ses alliances. Sauf que ... on se souvient du silence du monde musulman lorsque les Russes écrasaient les Tchétchènes ; un silence bien intéressé et qui démontrait l’hypocrisie de ses autres indignations ! Et on note, aujourd'hui et à nouveau, l’extraordinaire modestie des réactions chez la plupart des puissances musulmanes, après les premières centaines de victimes de la répression en Chine.

Mohamed Sifaoui, qui se moquait lors de l’opération de Gaza des « marcheurs du samedi », les interpelle sur son blog à propos de leur silence incroyable à propos de ces évènements.
Ci-dessous, un extrait :
« Oui ! Je souhaite marcher entre la place de la République et Nation pour scander mon soutien aux Ouighours, vous savez ces musulmans qu'on assassine en Chine dans l'indifférence collective, mais voilà, comme je le disais dans un précédent papier écrit lors de la guerre sur Gaza, tant que ce ne sont pas des Palestiniens qui meurent et tant que sous l'uniforme il n'y a pas de Juifs, les associations musulmanes, les membres du centre Zahra, ces antisémites qui se drapent derrière « l'antisionisme », l'UOIF, les salafistes, le CFCM, Dieudonnée et ses amis, Marie-Georges Buffet, Olivier Besancenot, Jean-Luc Mélenchon et tutti quanti ne sont guère gênés par le sort de ces musulmans bridés que le pouvoir de Pékin écrase ».
Lien sur l'article du blog de Mohamed Sifaoui

Pour en savoir plus, deux autres liens :
1) La vidéo de l'émission "C dans l'air" sur France 5, qui a réunis le 8 juillet des spécialistes du sujet.
2) Un historique assez complet dans l'encyclopédie Wikipedia

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15 juillet 2009

Remember Neda !


Ainsi va l’actualité : une dizaine de jours de manifestations aussi impressionnantes, qu’inattendues dans cette République Islamique que l’on croyait inébranlable, et voici qu’un tremblement de terre a monopolisé tous les médias ... la mort subite du roi de la Pop Music, Michael Jackson, le 25 juin. Comme devait le relever avec ironie Caroline Fourest dans sa chronique de France Culture, le 10 juillet, « il y a des morts qui comptent plus que d’autres » : en tout cas pour le grand public, la cause est entendue et tout le monde a (presque) oublié les victimes de la répression en Iran.

Ce n’est pas bien sûr mon cas, et j’ai tenu à faire entendre à mes auditeurs une émission spéciale sur cette actualité, dimanche dernier. Cette révolution en marche ne doit pas s’éteindre, car l’avenir du Moyen Orient en dépend : laisser au pouvoir et encore pour longtemps les nazis enturbannés de Téhéran, ce serait plus que de la lâcheté, peut-être une forme de suicide collectif ... Cette révolution a eu aussi une icône, hélas vite oubliée par les journalistes : la jeune étudiante Neda Soltan, abattue par un « bassidji » le samedi 20 juin, et dont le film de l’agonie, pris par un téléphone portable, a fait le tour du monde : c’était une très belle femme de 26 ans, comme le montrent les photos de l’illustration. Une beauté qu’arrivait (à peine) à estomper le « hidjab » dont le port est obligatoire sous le joug des Ayatollahs.
Un groupe sur FaceBook a été créé pour perpétuer sa mémoire, j’en donne ici l’adresse pour les membres de ce réseau social :
Cliquer sur ce lien

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13 juillet 2009

Un burqa non bienvenue ...

Différents types de voile islamique
Source : Reuters.

La burqa - dont on ne parlait guère qu’à propos de l’Afghanistan, voir les articles de ce blog à partir du mot en libellé - a fait une irruption fracassante dans le paysage politique, depuis qu’une soixantaine de députés de tout bord se sont inquiétés de sa multiplication dans nos villes, et depuis que même le Président Sarkozy a abordé le sujet dans son discours à Versailles, le 22 juin dernier !

Extrait de l’article du « Figaro » résumant son intervention :

« S'exprimant sur la polémique qui a enflammé la classe politique française, le président de la République a estimé que la burqa soulevait un «problème de dignité et de respect de la femme». « Ce n'est pas un signe religieux, c'est un signe d'asservissement (...) Elle ne sera pas la bienvenue sur le territoire de la République française », a-t-il tranché. Il reviendra au Parlement de se prononcer sur l'opportunité d'un texte de loi. ».

Pas inutile donc de rappeler, au moyen de l’illustration ci-dessous, les définitions exactes des mots « burqa », « hijab », et « niqab ». Avec quand même une petite correction : ce ne sont pas les seuls types de « tenues islamiques » pour les femmes, et on voit dans nos rues des Musulmanes porter des voiles ou coiffes bien plus discrètes ! Nous en avions discuté - entre autres - avec la sociologue Dounia Bouzar, lors d’une émission diffusée en décembre 2008, et vous pouvez écouter l’enregistrement en allant à l’adresse http://jean.corcos.free.fr/.

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12 juillet 2009

Et Zehava Ben chanta sous les étoiles de Marrakech !

Zehava Ben à Marrakech
(photo Jean Corcos)

Amis lecteurs fidèles ou de passage, vous serez surpris sans doutes par cette photo de mauvaise qualité, prise difficilement avec mon portable au milieu d’une petite foule ... oui, il s’agit d’une chanteuse israélienne, assez connue - quoiqu’un peu passée de mode aujourd’hui -, puisque c’est ... Zehava Ben ! Mais le plus surprenant, c’est OU cette photo fut prise : au plus profond d’un pays arabe, au Maroc à la fin du mois dernier !

Quelques mots d’explication : j’ai eu la chance d’être invité là-bas à un mariage juif, des circonstances très émouvantes donc qui m’ont permis de découvrir à la fois un nouveau pays et une des deux dernières - avec la Tunisie - communauté juive du monde arabe. Un mariage dans toute les traditions, à la fois religieuses et propres aux traditions orientales, qui s’est étalé à mesure des cérémonies pendant plus d’une semaine et qui (comme je ne suis guère pratiquant) m’aura permis de vivre ... deux « Shabbat pleins », et cela, ironie du sort, lors d’un voyage au Maghreb ! Il faut dire que les Juifs du Maroc ont su conserver à la fois une fidélité très vivace à leur religion et à leur patrimoine millénaire. Réunis pour cette occasion, des membres des deux familles avaient pris l’avion, venant bien sûr de France mais aussi d’Israël - cela fait longtemps que le Maroc n’impose aucune restriction aux visiteurs de ce pays, même s’il n’y a ni relations diplomatiques, ni liaisons aériennes -, du Canada et d’autres pays d’Europe.

La cérémonie dite du « henné » fait partie des traditions communes au Juifs et Musulmans originaires d’Afrique du Nord, et elle n’a rien de religieux : un moment purement oriental, avec danses et musiques. Les futurs épousés (la cérémonie du mariage a lieu quelques jours après en général) sont vêtus de tenues traditionnelles et la musique est orientale: folklorique et contemporaine, en arabe et en hébreu. Le « clou » de la soirée est l’application d’une teinture sur la paume d’une main, celle des fiancés bien sûr, mais aussi de membres de leur famille et en particulier des jeunes filles non encore mariés ... car « ça porte chance » ! Et la confection artisanale de cette teinture est faite le soir même, à partir d’une poudre extraite de l’arbuste épineux du même nom.

Mais revenons à « ce » henné dont je conserverai longtemps un souvenir merveilleux. Il se déroula dans un décor digne des mille et nuits, dans des jardins à Marrakech : accueil par les trompettes et tambourins de musiciens en grande tenue, orchestre oriental ... tout cela n’avait rien d’étonnant, sauf lorsque fut annoncé un deuxième orchestre : celui-là venu d’Israël et accompagnant la vedette Zehava Ben ! J’ai déjà évoqué cette chanteuse et mis en ligne sur le blog un clip musical, « inta omri » (cliquer sur ce lien). Elle-même d’origine marocaine, elle a repris dans son répertoire des grands classiques de la musique arabe, dont le fameux «inta omri ». Parmi eux, un air qui servit de « jingle » lors des premières années de mon émission, avant d’être remplacé par l’air du film « Lawrence d’Arabie ». Toutes ces chansons, donc, mais aussi de nombreux « standards » en hébreu furent chantés et repris en choeur par les convives, tranquillement, alors que de nombreux musulmans invités ou serveurs étaient dans l’assistance : un moment de pure magie !

Mais je devais aussi découvrir que, dans ce pays accueillant et où les visiteurs sont définitivement bienvenus - contrairement à l’Algérie voisine qui subit depuis des décennies un régime xénophobe et anti-juif -, de tels « évènements » n’ont rien d’exceptionnel : à l’occasion d’autres fêtes - mariages, bar-mitzvot - il est courant d’entendre des orchestres venus d’ailleurs jouer des airs en hébreu. Comme il est courant de croiser des touristes israéliens, visitant le pays sans angoisse particulière et jusqu’aux régions les plus reculées ...
Nous prenant sans doutes pour des touristes venus de là-bas, nous avons même été interpellés par quelques mots en hébreu à la sortie d’un restaurant de Casablanca !

Etonnant pays, et beaux souvenirs, alors même que l’ambiance reste bien lourde au Moyen-Orient et par ricochet presque partout en terre musulmane ... le Maroc mérite bien un « dossier spécial », que j’espère mettre en ligne prochainement sur le blog.

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24 juin 2009

Enfin les vacances : rendez-vous le 12 juillet sur le blog et sur les ondes !


Voici venu le temps de se mettre en « arrêt sur image » pour les visiteurs fidèles, et ceux de passage. Selon mon habitude, j’ai choisi une photo de plage qui fait un peu rêver : celle-ci a été prise quelque part dans la jolie province de l’Algarve au Portugal ... mais ce n’est pas là bas que je serai en vacances : restons un peu mystérieux, et j’espère vous ramener de jolies photos de ce nouveau pays à découvrir.

Double rendez-vous pour le dimanche 12 juillet :
- d’abord sur le blog, où je vous donnerai un petit compte-rendu personnel de l’actualité des dernières semaines - celle du monde musulman ne chôme jamais, mais c’est en Iran que les choses bougent en ce moment, et à ce jour nul ne peut prédire comment finira la véritable révolution qui y a commencé ;
- ensuite à la radio, où je ferai un « direct » sur Judaïques FM avec un invité parfaitement qualifié pour parler de ces évènements, puisqu’il s’agit de Kaveh Mohseni, le responsable du site http://www.iran-resist.org/. Je vous invite, plus que jamais, à visiter régulièrement cette adresse, où vous découvrirez d’innombrables films vidéos et photos, réalisés par de courageux Iraniens utilisant toutes les techniques modernes de communication encore disponibles - mails, SMS, Internet -, alors que les « vrais » journalistes sont consignés dans leur chambre d’hôtel.

Bonnes vacances à ceux qui partent précocement comme moi, bon courage à ceux qui restent, et à bientôt !

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23 juin 2009

Les Juifs, les Musulmans et FaceBook : Myriam Allouche et Tewfik Sahih seront mes invités le 28 juin

Le logo du groupe FaceBook "Juifs, Musulmans faisons la Paix"


Le sujet de ma prochaine émission sera plus général que celui des précédentes, car il concerne, à nouveau, les relations et les tentatives de rapprochements entre Juifs et Musulmans. Et ces relations, nous allons les voir à travers un support très particulier et qui a pris une importance foudroyante au cours des deux dernières années, c’est ce qu’on appelle « les réseaux sociaux sur l’Internet » et surtout celui qui a eu le plus de succès, « FaceBook », puisque 200 millions ce personnes y ont ouvert un compte à travers le monde. Mais FaceBook, ce sont aussi des « groupes », et j’y ai vite rejoint celui intitulé « Juifs, Musulmans, faisons la paix », parce que naturellement il correspondait tout à fait à l’idéal qui anime mon émission depuis de longues années. J’aurais le plaisir d’avoir comme invités à cette émission deux des administrateurs du groupe, Tewfik Sahih et Myriam Allouche, qui sont aussi et naturellement des amis sur F.B. Quelques précisions sur ce groupe :
- il est particulièrement imposant, puisqu’il regroupe plus de 8000 adhérents ;
- il évite « les sujets qui fâchent », puisque le conflit israélo-palestinien ne doit pas y faire l’objet de débats.

Parmi les questions que je poserai à mes deux invités :
- Qu’est ce qui a conduit une jeune juive française et un jeune musulman belge à se lancer dans cette aventure ? Et quel est le profil des adhérents, sont-ils répartis de façon équilibrée, et y a-t-il aussi parmi eux des Internautes du Maghreb ?
- il y a deux modes d’expression pour les membres d’un groupe, ils peuvent écrire directement : les administrateurs ont-ils du, souvent, effacer des messages insultants ou racistes ? Ou bien on peut intervenir sur des « fils de discussion » : la tentation de revenir au conflit du Moyen-Orient, ou de remettre en question la légitimité d’Israël y est-elle fréquente ?
- le dialogue judéo musulman semble plus difficile en Belgique, où la communauté juive est à la fois réduite et isolée : comment a-t-il pu être maintenu, et quels ont été les partenaires sur place ?
- Souvent et malheureusement, on constate sur FaceBook que les groupes de solidarité avec la cause israélienne ou palestinienne comprennent des membres extrémistes, exprimant des opinions racistes. Pire encore, F.B laisse proliférer des groupes haineux, voire même négationnistes ou nazis : que peut-on faire pour lutter contre ce fléau ?

Soyez nombreux à l’écoute dimanche prochain ... et pas seulement les inscrits sur FaceBook !

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21 juin 2009

Pakistan : mobilisation mondiale contre le terrorisme islamiste nucléaire


Alors que tous les médias parlent en ce moment des troubles secouant la dictature religieuse en Iran, un autre grand danger plane aujourd’hui sur les nations civilisées et il n’est pas le moindre : les Talibans, Al-Qaïda et d’autres groupes islamistes extrémistes tentent de s’emparer de l’arsenal nucléaire pakistanais, et mettent ainsi en danger la sécurité mondiale et des millions de gens. C’est dans ce cadre que les représentants des 27 pays membres de l'Union Européenne se sont réunis ce mercredi 17 juin à Bruxelles pour discuter de la situation au Pakistan, sur fonds des craintes d'une prise de pouvoir par les islamistes extrémistes.

La situation est en effet dangereuse. Les talibans sont sur le point de s’approprier le nucléaire offensif pakistanais. Le New-York Times a même rapporté, dans son édition de 19 Mai 2009, que le chef d'état-major interarmées américain, l'amiral Michael Mullen, détient des informations sur le risque de voir le Pakistan perdre le contrôle sur son arsenal nucléaire, avivant les craintes de l'administration américaine que les Talibans, Al-Qaïda ou d'autres groupes islamistes extrémistes puissent s'en emparer, et mettent ainsi en danger la sécurité mondiale. Les sites nucléaires situés dans la province « North West Frontier » du Pakistan pourraient tomber entre les mains de réseaux islamistes extrémistes. Cette province a la particularité d’être l’un des bastions des Talibans et d’Al-Qaïda. Les Etats-Unis ont d'ailleurs préparé un plan d'opération militaire détaillé pour s'assurer du contrôle total de l'arsenal atomique pakistanais, estimé à une centaine de têtes nucléaires, le désarmement des ogives de chacun des sites concernés et leur mise en sécurité.

Devant les Talibans qui progressent dangereusement vers les installations nucléaireS, l'armée pakistanaise a lancée une vaste offensive qui dure maintenant depuis le 26 avril 2009 dans trois districts aux mains des insurgés, Lower Dir, Buner et Swat. Déjà 2,5 millions de civils ont quitté les zones de combats de l’armée pakistanaise. Dans la seule région de Swat, le gouvernement a annonce avoir tué 1100 rebelles.

Le18 mai dernier, l'armée pakistanaise a annoncé qu’elle a réussi à pilonner les repaires des insurgés à Swat et à assiéger Mingora, chef-lieu du district de Swat, où le gouvernement considère que la majeure partie des troupes rebelles est retranchée. Si l'on excepte les autres bastions talibans situés dans les zones tribales semi autonomes sur la frontière afghane, cette région est la base arrière à partir de laquelle les talibans ont planifié leurs plans macabres de s’en emparer de la capitale nucléaire du pays. Les islamistes intégristes semblent avoir bien reçue une bonne claque de l’armé pakistanaise : selon des sources officielles, plus de mille Talibans sont morts au cours des combats qui les opposés à l'armée ces deux dernières semaines au nord ouest du pays. Le porte parole des Talibans a promis que ses hommes lutteront « jusqu'à la dernière goutte de sang ». Le ministre de l'Intérieur, Rehman Malik, a rapporté que 700 miliciens armés ont été tués dans la vallée de Swat au cours des 7 derniers jours, et assuré que « les combats se poursuivront jusqu'à la reddition du dernier des Talibans ».

Avant cette vaste offensive, le Pakistan a mis beaucoup de temps à réagir, lorsque les Talibans ont pris le contrôle de la région de Swat en février dernier, y installant la charia, avant d'attaquer la région de Buner, à quelques dizaines de kilomètres d'Islamabad. Cette poussée a surpris le pouvoir pakistanais, qui avait cédé sur les tribunaux islamiques de Swat en échange du désarmement supposé des talibans. Elle a suscité un déclic à travers l'establishment politique et la société pakistanaise, qui appellent à stopper les insurgés islamistes. L'armée a lancé donc cette vaste offensive allant de Buner jusqu’à la région de Swat, jadis paradis des touristes, et qui s’est vidé de dizaines de milliers d'habitants fuyant les violences.

L’insurrection islamiste au Pakistan est susceptible de menacer l'existence même du pouvoir à Islamabad. Barack Obama a demandé au Congrès de débloquer des centaines de millions de dollars d'aide militaire et économique, plus 1,5 milliard par an sur cinq ans, pour aider à monter une stratégie de contre-insurrection comparable à celle menée en Irak. «Notre intérêt stratégique supérieur est d'aider ce gouvernemen ... de stabiliser un Pakistan démocratique», a expliqué le responsable américain Richard Holbrooke. Au Pakistan les autorités ont appelé les populations civiles a évacuer toute la vallée de Swat où se déroulent d'intenses combats entre forces de l'armée régulière et les Talibans pakistanais, accusés de poser de très nombreuses mines dans toute cette région du nord-ouest. Alors que le pouvoir tente d’épargner les populations civiles, les islamistes s’en prennent volontairement à la population civile, comme pour compenser leurs pertes. Le 02/06/09, les forces de sécurité ont libéré 71 écoliers et 9 enseignants qui avaient été pris en otage la veille par les Talibans au nord ouest du Pakistan. Le 14/06/09 ils ont fait explosé une bombe dans un marché de la ville de Dera Ismail Khan, dans le centre du Pakistan, faisant 8 morts et 25 blessés. Le président Asif Ali Zardari ne cesse d’appeler la population de son pays pour s’unir derrière le gouvernement pour la lutte contre Al-Qaïda et les talibans, qui constituent "une menace commune". Avant de mener leur marche vers Islamabad , les Talibans ont multipliés les alliances.Treize factions réparties dans différentes régions du Nord-Ouest pakistanais se sont alliées au sein du Tehrik-e-Taliban Pakistan (TTP), ou « Mouvement des taliban pakistanais », que dirige Baitullah Mehsud depuis le Sud Waziristan, à la frontière afghane. Sans compter aussi l’appui des groupes dirigés par Maulana Fazlullah, dont le beau-père, Sufi Mohammad, a combattu en Afghanistan au côté des Talibans contre les forces américaines.

Pour affaiblir le pouvoir de nuisance des talibans, l'armée pakistanaise a durement attaqué Charbagh, ville importante de la vallée de Swat, dans le nord-ouest du pays, où se cachent des chefs talibans. Les forces de sécurité ont encerclé Charbagh, où des commandants talibans sont retranchés. Islamabad espère que les intégristes vont bientôt mourir de faim. Le chef d'Al Qaïda régional, Mustafa Abu Al-Yazid, a déclaré que ses hommes manquaient cruellement de nourriture et d'armes, ce qui expliquait la faible intensité de leur activité. « Les guerriers sont simplement assis et attendent. Il ne peuvent lutter à cause du manque d'approvisionnement » a déploré Al-Yazid. Il est certain aujourd’hui que le combat de l'armée pakistanaise ne va pas s’arrêter dans la vallée de Swat. L’armé a mené au début de cette semaine les premières attaques aériennes sur un fief taliban dans le district de Pashtoun. Le combat est entrain de se déplacer progressivement dans les zones tribales semi autonomes sur la frontière afghane.

L’armé Pakistanaise va tenter dans les prochains jours de sécuriser la frontière et les zones tribales pakistanaises, devenues au fil des ans une base arrière d'Al-Qaïda et des Talibans. Durant des années les commandants du Tehrik -e-Taliban Pakistan (TTP) se sont formés au combat en Afghanistan. Au Pakistan, ils ont exploité la pauvreté, l'inefficacité de la justice, les disparités sociales et le ressentiment anti-américain pour recruter des militants. En passant des alliances avec Ittehad-e-Shura-e-Mujahideen, ou « Union des conseils de Moudjahidines », le Mouvement des Talibans pakistanais est devenu un danger considérable pour la démocratie Pakistanaise, mais aussi pour la communauté internationale qui ne toléra pas un terrorisme islamiste nucléaire.

Ftouh Souhail,
Tunis

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18 juin 2009

Un cadeau touchant reçu de Tunisie

. La synagogue de La Marsa, près de Tunis

Cela fait plusieurs mois que je n’ai pas eu l’occasion, sur ce blog, de parler de Facebook, ce nouveau terrain de publications et d’échanges ouvert sur le WEB 2 il y a maintenant près de neuf mois ... Alors que j’ai (volontairement) fermé ici les discussions - car je n’aurais guère le temps de répondre à des commentaires venant de partout -, ma page F.B - où les articles du blog sont repris en lien - sont un moyen d’ouvrir les débats, mais dans un cadre plus « soft » car seuls les membres de mon réseau peuvent y participer.

Ce réseau d’amis s’est étoffé au fil des mois ; il comprend plus de 350 personnes aujourd’hui répartis sur plusieurs continents, et parmi eux de nombreux Tunisiens ! Certains d’entre eux sont intervenus lorsque j’évoquais l’actualité - de manière plus brève qu’ici, pour lancer la discussion, ou donc au travers de mes articles -, et hélas celle-ci a été brûlante depuis le début 2009 : opération de Gaza, venue d’Ahmadinejad à Genève, menaces de l’Iran ... les occasions n’ont pas manqué pour confirmer une différence de sensibilité inévitable entre ces ami(e)s et moi-même : mais, la plupart du temps, ceux qui ont exprimé leur opinion sur ma page l’ont fait de façon à la fois respectueuse dans la forme, et modérée sur le fond.

Mustapha. J fait partie de ces amis. Et il vient de m’adresser un cadeau, touchant, que je m’empresse de publier : une photo prise récemment de la synagogue de La Marsa - une charmante cité balnéaire de la banlieue de Tunis !

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17 juin 2009

Iran : une révolte, des photos extraordinaires et bientôt une émission !


Manifestants protestant contre les résultats de l'élection présidentielle,
Téhéran. En haut : photo prise le 13 juin. En bas, le 15 juin
(clichés AFP : cliquer sur les photos pour agrandir)
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L’actualité en Iran est venue bousculer les articles un peu généraux que je me promettais de publier ici, avant des vacances qui approchent à grands pas ... Jusqu’à lundi, en effet, on pouvait croire que les manifestations n’étaient le fait que d’une minorité d’électeurs déçus, ou la prolongation - dans la rue - de querelles de pouvoir au sein de la République Islamique. La foule immense qui a défié le pouvoir, occupant par centaines de milliers et sur toute sa longueur une des artères les plus longues de Téhéran ; son courage et sa détermination face à une répression féroce qui a déjà fait de nombreux tués ; tout cela prouve que l’on n’en est plus là et qu’il y a, peut-être, l’amorce d’une révolution contre la régime : même le site « iran-resist », tellement méfiant envers les informations en provenance de ce pays, tellement prompt à dénoncer des « faux opposants », en convient : il se passe des choses extraordinaires en Iran, en ce moment !

Les deux photos que j’ai publiées sont tirées de ce site américain, où vous en découvrirez de nombreuses, dont beaucoup de très violentes montrant les sinistres « Bassidjis » (milice des Ayatollahs) matraquant les manifestants.

La grande presse se fait l’écho de cette révolte qui ébranle la République Islamique, et je vous recommande en particulier de suivre, en liens permanents sur ce blog, les dossiers qui lui sont consacrés dans « l’Express » et « Libération », qui ont enquêté sur la gigantesque fraude électorale que tout laissait présager (lire mes articles précédents). Je vous recommande également de lire « La réélection d'Ahmadinejad, un casse-tête persan pour Obama », un excellent article de Pierre Haski publié dans le journal en ligne "Rue89". Dix jours après son famille discours du Caire, si emprunt de contrition et tellement en retrait par rapport aux idéaux démocratiques des Etats-Unis, le nouveau locataire de la Maison Blanche va peut-être découvrir un élément oublié dans son programme : l’existence d’un peuple ne se reconnaissant pas dans ses dirigeants ... avec lesquels il souhaitait négocier !

On peut donc rêver à une vrai révolution qui épargnera, peut-être, la guerre effroyable et presque inévitable qu’annonçait un nouveau mandat du « petit Hitler » de Téhéran - et cela, même si le chef du Mossad, Meir Dagan, ne croit pas au renversement de la République Islamique. En attendant, et comme vous l’imaginez, j’ai décidé de consacrer une prochaine émission à ces évènements : ma programmation étant déjà bouclée pour le dimanche 28 juin, ce sera donc le 12 juillet : et mon invité sera Kaveh Mohseni, le responsable du site « iran-resist ».

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15 juin 2009

Dubaï, 2/2 : l’Emirat s’incline suite aux sanctions de la WTA


Les organisateurs du tournoi de Dubaï lâchent et obtempèrent aux sanctions de la WTA (« World Tennis Association ») .Ils paieront une amende record de 300 000 dollars US en raison du refus des Émirats arabes unis de délivrer un visa à la joueuse israélienne Shahar Peer. Le directeur du tournoi, Salah Tahlak, en a fait l'annonce dimanche 17 mai, une semaine après le rejet de son appel. Outre le règlement financier, la WTA exige aussi que les représentants israéliens qualifiés pour l'édition 2010 reçoivent leur visa au moins huit semaines avant le début de la compétition. Tahlak a par ailleurs précisé qu'il n'a jamais voulu discriminer les joueurs sur la base de leurs origines ethniques, mais qu'il n'avait aucun contrôle sur des dossiers étatiques. Le 14 février dernier, Peer avait vu sa demande de visa être refusée. En d'autres mots, Shahar ne pouvait pas participer au tournoi parce qu'elle est juive. Rien que ça. L'israélienne Shahar Peer (21 ans, 49e joueuse mondiale) était victime de l’antisémitisme officiel. C’est un antisémitisme que certains pays arabes tolèrent, en se disant qu'il ne les concerne pas.

Le refus du visa d'entrée aux Emirats arabes de l'Israélienne Peer pour disputer le tournoi de Dubaï, était un acte déshonorant pour ce pays et sa vocation soi-disant universelle dans la région. Par cet acte les Emirats ont tentés de consacrer le droit à l’antisémitisme. Refuser un sportif parce qu'il est juif ; cela rappelle des choses du passé. C'est du racisme pur et simple. Qu'on soit juif ou israélien, interdire la pratique d'un sport, ou l'entrée dans n'importe quel pays sous prétexte qu'il (elle) est juif ou israélien, est à notre avis de l'anti-sémitisme pur et dur. Le boycott sportif à l'encontre de sportifs juifs est absolument inadmissible. C'est comme si on vous refusait l'entrée dans un pays sous prétexte que vous êtes catholique ou protestant ou bouddhiste.

Il est fort regrettable que la Fédération Internationale de Tennis mondial, n’ait pas jugée utile de supprimer purement et simplement ce tournoi, compte tenu de refus des Emirats d'accorder un visa pour entrer dans ce pays raciste. L’amende de 300 000 dollars US infligée contre les organisateurs du tournoi de Dubaï nous semble cruellement insuffisante. Compte tenu du comportement inadmissible de la part de ces pays qui se croient tout permis au point de dicter leurs propres lois sur des compétitions sportives internationales, il faudrait créer une « black list » des pays racistes à éviter de fréquenter dans tous les domaines (culturel, sportif, ou autres), comme on l'a déjà fait pour les compagnies aériennes « à risques », par exemple.

La sanction financière qui était prise par la commission mondiale du tennis à l'encontre des Émirats arabes et le blâme qui était formulé contre cet état raciste ne peut dissuader le phénomène d’un antisémitisme « officiel » sans complexe, qui s’étend et qui semble prendre de l’assurance avec les années. Ce pays a beau avoir - grâce aux royalties du pétrole - des immeubles d'architecture futuriste (imaginés selon des plans établis par des architectes occidentaux et bâtis par une main-d'oeuvre étrangère férocement exploitée) ainsi que des projets babéliens, il reste un état où le fanatisme et l'obscurantisme islamiques continuent de faire la loi.

Je voudrais enfin que les médias cessent une bonne fois pour toutes de faire passer certaines dictatures islamiques pour des Etats modérés et ouverts, comme notamment les Emirats Arabes et les Etats du Golfe Persique. Ces pays sont on ne peut nier les plus racistes et extrémistes. Sur les dix-neuf terroristes des attentats des tours jumelles, quinze étaient saoudiens. À méditer !

Ftouh Souhail,
Tunis

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14 juin 2009

Elections iraniennes : fin du faux suspense !

Mohsen Rezaï sur le site d'Interpol, image tirée du site "iran-resist"
(cliquer sur la photo pour agrandir)

Comme je l’avais annoncé dimanche 7 juin, les élections présidentielles iraniennes allaient être - une nouvelle fois - une vaste mascarade, les fondements de la politique à la fois intérieure et extérieure de la République Islamique ne pouvant, hélas, pas changer tant que durerait le régime. En fait, elles avaient surtout un sens sur la forme : quel discours le régime des Ayatollahs allait-il tenir en direction du Monde, et surtout face à la « main tendue » de l’administration Obama ? La réponse est claire, et elle vient de claquer comme une gifle ... c’est Mahmoud Ahmadinejad, le petit Hitler de Téhéran qui représentera son pays, et il continuera - comme il l’a fait depuis quatre ans - à vomir sa haine antisémite, négationniste et fanatique. Dans le fond, c’est plutôt une bonne nouvelle pour Israël, car il sera plus difficile pour les Etats-Unis de « faire comme si » un compromis était possible avec l’Iran !

Pour en savoir plus sur la signification de ces élections très soigneusement préparées par le régime, lire sur ce lien l’analyse très complète publiée sur le site « iran-resist ». Site d’où est tirée aussi cette sympathique publication d’Interpol, concernant un des candidats à la présidence, Mohsen Rezaï, poursuivi pour l’attentat de Buenos-Aires contre le siège des institutions juives argentines - un attentat qui avait fait plus de 80 tués. Ce candidat avait été qualifié du surnom de « De Gaulle iranien » par Delphine Minouï, la correspondante du « Figaro » décidément si complaisante envers les Mollahs .... Et comme l'élection voulue d'Ahmadinejad, la candidature de Rezaï avait un signification symbolique très claire !

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11 juin 2009

Dubaï, 1/2 : La fin d’un Eldorado arabe

La célèbre "skyline" de Dubaï

Le petit émirat de Dubaï, à la réussite économique si insolente ces dernières années, est en train de vivre le pire. La chute brutale des prix du Pétrole a paralysé l’économie de l’émirat et la réalité de la crise financière internationale l’a rattrapée de plein fouet, au point que le rêve de Dubaï s’effondre comme un château de carte.

L’insolente prospérité De Dubaï et la notoriété qu’il s’est construite au fils des années et qui en font une destination de plus en plus prisées des Arabes, notamment des Nord-africains qui rêvent de ses pétrodollars, est désormais sur le point de prendre fin. Plombé par des investissements immobiliers hasardeux, Dubaï s’enfonce dans le marasme. Fin février 2009, malgré l’émission de bonds du Trésor de 20 milliards de dollars pour refinancer sa dette, l’ombre d’une faillite généralisé se rapproche dans ce petit émirat arabe qui a forgé son image sur le luxe exorbitant et les grattes ciels exotiques .Selon une étude en date du 5 février, 55 % des projets de construction, d’un montant de 582 milliards de dollars, ont été gelés. Et des menaces pèsent aujourd’hui sur les actifs de la plupart des banques. Selon Raed Safadi, chef économiste du gouvernement de Dubaï, la progression du PIB s’établira sous les 2,5% (prés de 9 % estimé en 2008), ce qui signifie que l’émirat sera incapable de stimuler les dépenses publiques. Les agences de notation ont estimé récemment que la dette de Doubaï atteignait 47 milliards de dollars, soit 103 % de son PIB, précise Mary Nicola, économiste en charge du Moyen Orient à la Standard Chartered Bank . A quoi s’ajouteraient 70 milliards de dollars de dettes dans les comptes des sociétés contrôlées par l’émirat de Dubaï.

Sous la direction du Cheikh Mohammed bin Rashid Al-Maktoum, Dubaï (un des 7 états des Emirats arabes unis) a invité les gens du monde entier à venir « faire de l'argent » et ils l'ont fait. Environ 83 pour cent de sa population de 1,4 millions d’habitants, sont étrangers. L'émirat a exploité le boom de l'énergie. Dubaï est devenu célèbre pour la seule piste de ski dans le désert tropical, le seul hôtel 7 étoiles, et la tour la plus haute du monde. La publicité pour les grattes-ciel, par exemple, les présente comme « un exemple sans précédent de coopération internationale » et « un phare de progrès pour le monde entier. ».

Mais si Dubaï a semblé être une exception à la trajectoire musulmane générale, cela n’était qu’éphémère. Depuis six mois, la crise mondiale a ouvert quelques voies d’eau dans ce symbole démesuré de l’économie arabe. L’immobilier, qui devait être la locomotive de l’après-pétrole, est la première victime de la vague de la récession dans les pays du Golfe persique. Et les 800 000 travailleurs immigrés, qui représentent plus des deux tiers de la population de Dubaï, voient le rêve du plein-emploi s’évanouir. Pakistanais, Indiens, Philippin, sont directement exposés au chômage. Tandis que le gel de plusieurs chantiers, comme celui de la tour Burdj Dubaï, tour qui devait dépasser le seuil vertigineux des 1000 mètres, vient d’être décidé. Quand ce n’est pas le chômage technique, c’est le retour au pays d’origine. Car les autorités n’ont pas d’états d’âme .Les chômeurs étrangers ont un mois pour quitter le territoire. Aucune donnée précise n’est officiellement disponible sur l’ampleur de cet exode économique, mais la presse arabe avance le chiffre de 50 000 à 70 000 départs depuis le début de l’année. Des rapatriements que les chômeurs espèrent provisoires, pour ne pas perdre le bénéfice de leur précieuse carte de séjour, valable seulement six mois après leur départ.

Les énormes recettes pétrolières qui ont été versées n'ont nulle part où aller, sinon de plus en plus dans la spéculation immobilière. C'est un grand commerce pour les promoteurs et leurs fournisseurs occidentaux et asiatiques. La formule, de leur point de vue, est très simple : vendre les terres désertiques à des investisseurs « at premium » (à prime). Ensuite doubler les profits par le financement de la construction d'îles artificielles, de lacs, de centres commerciaux. Avec une récession dans le monde entier et le prix du pétrole chutant de plus des deux tiers, nul n'a été touché plus durement que la machine à rêve de Dubaï. Tout comme elle s'était élevée avec panache, elle coule maintenant. Un exemple, comme l'a indiqué Robert F.Worth dans le New Yok Times : « Avec l'économie de Dubaï en chute libre, les journaux ont rapporté que plus de 3000 voitures se trouvaient abandonnées partout dans le parc de stationnement, à l'aéroport de Dubaï, laissées par la fuite des étrangers surendettés (qui peuvent en fait être emprisonnés s'ils ne payent pas leurs factures.) Certains ont dit avoir crevé le plafond de leur carte de crédit, et des notes d'excuses ont été fixées avec du ruban adhésif sur le pare-brise. »

Ce syndrome de la voiture abandonnée, et des chômeurs qui perdent leur visa de travail : tout cela a pour effet de réduire les dépenses, de créer des logements vacants et de faire baisser le prix de l'immobilier, dans une spirale descendante qui a laissé des parties de Dubaï - saluée comme la superpuissance économique du Moyen-Orient - ressemblant à une ville fantôme. Les routes de Dubaï, généralement surchargées de trafic à cette époque de l'année, sont maintenant pour la plupart dégagées. Les expatriés sont maintenant en baisse dans le pays .Certains voient cela « comme si c'était une arnaque depuis le début. ». Une spécialiste des Emirats Arabes Unis à l'université de Durham, note que « Quand Dubaï était riche et prospère, tout le monde souhaitait être son ami. Maintenant qu'il n'a plus d'argent en poche, personne ne désire plus être copain avec lui. »

Les prix de l’immobilier, qui ont augmenté de manière dramatique pendant les six années du boom de Dubaï, ont chuté de 30 % ou plus sur les 2 ou 3 derniers mois .Des dizaines de milliers de personnes sont parties, une multitude de grands projets de construction de Dubaï ont été suspendus ou annulés. Le mois dernier les journaux locaux ont rapporté que Dubaï annulait 1000 visas de travail tous les jours. Certains disent que le véritable chiffre est bien supérieur. Personne ne connaît l'étendue du mal. Au lieu de s'orienter vers une plus grande transparence, les Emirats semblent se diriger dans une autre direction. Un nouveau projet de loi sur la presse considèrerait comme un crime d'endommager la réputation du pays ou de l'économie, passible d'amende jusqu'à un million de dirhams (272 000 dollars). Certains disent que ça a déjà un effet frigorifiant sur les analystes de la crise. La panique est à son maximum à Dubaï. Comme le gouvernement refuse de donner des chiffres, les rumeurs vont bon train, endommageant la confiance et sapant l'économie un peu plus. Les méchantes rumeurs se répandent vite : le Palm Jumeirah, l'île artificielle qui est un des développement phare de la ville serait en train de couler. La vulnérabilité de Dubaï était prévisible. L'establishment avait espéré que de grosses constructions se substitueraient aux hydrocarbures et que la ville sera, du jour au lendemain, un centre financier. Surgis de terre en l’espace en vingt ans, des centaines de grattes-ciel donnent à Dubaï de faux airs de Frankfort ou Manhattan.

Il faut voir ici le résultat d’un aveuglement politique des cheikhs, rois, émirs et leurs amis qui n’ont aucune perception de la vraie richesse qui réside essentiellement, n’on pas dans le béton armé ou le luxe vulgaire mais dans l’investissement dans l’intelligence humaine. L’état juif par exemple n’a pas de pétrole, mais il a des femmes et des hommes créatifs. Faute de ressources naturelles, les Israéliens misent sur la matière grise. Seulement, voilà les riches émirats, à l’instar de la plupart des pétro-monarques de la région, n’ont pas le même attachement pour le savoir et la connaissance que les pionniers juifs en Israël.

Ftouh Souhail,
Tunis

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10 juin 2009

Après les élections libanaises : Chawki Freiha sera mon invité le 14 juin


Nous allons poursuivre et achever le tour du Moyen Orient commencé ensemble depuis un mois et demi, et nous allons le terminer par les voisins proches d’Israël mais principalement par le Liban, où se déroulaient dimanche dernier des élections très importantes. Mon invité sera Chawki Freiha, que les auditeurs de notre station connaissent bien, puisqu’il a déjà été plusieurs fois mon invité : il est journaliste, franco-libanais, et responsable du journal en ligne « mediarabe.info ». Nous avons fait ensemble des points réguliers sur la situation dans son pays depuis maintenant trois ans, on avait commencé au moment de la seconde guerre avec Israël, à l’été 2006. Lorsque je l’avais reçu, fin juin de l’année dernière, le Hezbollah et ses alliés venaient de faire une sorte de putsch à Beyrouth Ouest, imposant leur retour dans un gouvernement d’Union Nationale et ils donnaient l’impression d’une force irrésistible, contre laquelle la majorité élue en 2005 n’allait pas pouvoir résister longtemps. On avait vraiment l’impression que la roue de l’Histoire avait tourné à l’envers, et que tous les acquis de « la révolution des cèdres » étaient perdus. Pire encore, peut-être, la montée en puissance de l’Iran au cours des quatre dernières années risquait aussi, par Hezbollah interposé, de transformer peu à peu le pays en annexe de la République Islamique, et on se demandait même si l’avenir n’allait pas être plus sombre que les décennies d’occupation syrienne : or, miracle, contre toute attente, c’est la coalition pro-occidentale qui a gagné les dernières élections législatives, et le Hezbollah et ses alliés qui les ont perdues !

Parmi les questions que je poserai à Chawki Freiha :

- C’était la première fois que la Diaspora libanaise pouvait participer aux élections, est-ce que cela a influencé les résultats ?
- Est-ce que la division était surtout profonde chez les Chrétiens, avec en gros les pro-occidentaux et les partisans du Général Michel Aoun, qui avait fait alliance avec le Hezbollah ?
- Comment expliquer la dérive de ce dernier, qui était il y a vingt ans un héros de la résistance anti-syrienne ? Comment expliquer le rejet de l’électorat maronite à son égard ?
- Est-ce que les populations sunnites sont restées fidèles au « Courant du Futur » de Saad Hariri, un des piliers du camp pro occidental, et dont on dit qu’il pourrait succéder à Fouad Siniora au poste de Premier Ministre ? Que s’est-il passé chez les Druzes ? Et puis, surtout, comment ont voté les Chiites, parce que le Hezbollah contrôle militairement les régions de la banlieue sud de Beyrouth, de la frontière avec Israël et de la plaine de la Bekaa, et le parti Amal de Nabih Berri semble complètement satellisé ?
- Quelle est la position globale de la population libanaise vis-à-vis du processus de Paix ? Ce que l’on a vu et entendu depuis un an en provenance de ce pays, même de responsables politiques dits « pro occidentaux » a pas mal écoeuré les Israéliens : le gouvernement libanais a refusé d’appliquer la résolution 1701 du Conseil de Sécurité et de désarmer le Hezbollah ; il y a eu la déclaration de Fouad Siniora, disant que le Liban serait le dernier pays arabe à signer la paix ; et il y a eu aussi l’accueil triomphal fait par toute la classe politique libanaise à Samir Kuntar, un terroriste assassin d’enfants libéré l’été dernier.

Soyez nombreux à l’écoute dimanche prochain !

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08 juin 2009

Une main tendue en forme de prière, par Caroline Fourest


J’ai eu le privilège de recevoir Caroline Fourest à l’automne dernier, et mon interview avait été enregistrée la veille des élections présidentielles américaines ... l’occasion pour mon invitée de dire, sur une fréquence juive où les auditeurs étaient et restent plus que méfiants vis-à-vis de Barack "Hussein" Obama, le mal qu’elle pensait de l’administration sortante et son souhait de voir le retour des Démocrates à la Maison Blanche ... vous pourrez trouver et écouter les enregistrements en cliquant sur son nom, en libellé. Mais cette brillante journaliste n’est pas du style à succomber aux effets de mode et à "l’Obamania" bêlante qui a contaminé tous les éditorialistes français : je vous invite donc à lire la tribune assez critique, qu’elle a publiée dans le journal "Le Monde" au lendemain du fameux discours du Caire

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Le discours prononcé par Barack Obama au Caire confirme un changement de stratégie face au défi complexe de l’après-11-Septembre, sans toutefois abandonner une formulation très religieuse des enjeux.
Mélangeant dangereusement Bible et western, Bush voulait répondre à l’intégrisme religieux par la guerre au nom de Dieu. Obama, lui, souhaite lutter contre l’intégrisme par le dialogue entre les religions. C’est un net progrès. Mais un progrès qui ne résiste pas à la tentation de privilégier la foi comme langage commun entre l’Amérique et le "monde musulman".
Dans son allocution, le président américain a cité à plusieurs reprises le "saint Coran", la "sainte Torah" ou la "sainte Bible", rendu hommage aux prophètes Moïse, Jésus et Mahomet, en ajoutant que "paix et bénédiction soient sur eux", avant de souhaiter la paix parce que "Dieu le veut". George Bush voulait faire la guerre en Irak parce que "Dieu le lui avait demandé". Le Dieu d’Obama est donc plus pacifiste que celui de George Bush. Tant mieux. L’incantation reste néanmoins risquée. Car, si Dieu est derrière tout ça, que s’est-il passé ? Dieu a-t-il changé d’avis ? La Maison Blanche a-t-elle changé de ligne directe ? Mais, au fait, qui nous dit qu’elle a une meilleure liaison qu’Al-Qaida ?
Emettons plutôt l’hypothèse que Dieu n’a rien à faire là-dedans. Simplement, les équipes d’Obama n’ont pas trouvé de meilleur technicien pour rétablir la ligne téléphonique entre Washington et Le Caire. De fait, les passages les plus applaudis furent ceux où le président américain a cité le "saint Coran". Conformément à la tradition américaine, qui pense la question du voile sous l’angle de la liberté religieuse, le président américain a cru également devoir désigner un ennemi commun : ces affreux pays laïques qui interdisent à une musulmane de se couvrir la tête.
Personne ne lui reprochera d’avoir tenté d’aplanir les divergences en cultivant les convergences entre l’Amérique et le monde musulman. Sauf si ce dialogue se fait au détriment de la sécularisation. Car c’est bien la laïcité et non le seul respect de la liberté religieuse (ou même du pluralisme religieux) qui pourra stopper le cercle infernal nourrissant l’intégrisme.
Aux Etats-Unis, le recours systématique à Dieu en politique favorise la droite religieuse. C’est la même chose, en pire, dans les pays musulmans. Convoquer l’islam au service de la politique n’y a jamais permis de faire reculer le fanatisme, bien au contraire. Lorsque l’islam est religion d’Etat, les plus fondamentalistes finissent toujours par apparaître comme une alternative légitime, chaque fois que l’Etat faillit. Ce qui rend très dangereux de démocratiser avant de séculariser. Puisque les islamistes font un tabac à la moindre bouffée démocratique. Ceux qui s’en sortent le mieux, comme la Turquie, ont d’abord sécularisé, puis démocratisé. Même au pouvoir, les islamistes turcs sont contenus par la Constitution laïque. Tandis qu’en Egypte, où la sécularisation recule, une victoire des Frères musulmans servirait de signal à tous ceux qui rêvent d’instaurer la théocratie par la voix démocratique. La seule solution semble de séculariser, puis de démocratiser, sans laisser participer aux élections des partis utilisant le scrutin électoral en vue d’instaurer une dictature, qu’elle soit religieuse ou laïque.
Cela n’interdit pas de dialoguer avec tous les acteurs de ce cercle infernal, qu’ils soient autocrates ou théocrates. A condition de ne jamais oublier qui sont les vrais alliés des démocraties : ceux qui ne supportent plus ni les uns ni les autres. Ces démocrates laïques ne seront jamais en position de force sans une véritable sécularisation. D’où l’importance de s’adresser au monde musulman en lui parlant le langage de la raison et non celui de la religion. Si le plus brillant des présidents américains ne peut s’y résoudre, l’Europe, elle, ne doit surtout pas laisser cette tonalité s’éteindre.
Caroline Fourest
« Le Monde », 5 juin 2009

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07 juin 2009

Elections iraniennes : une photo qui veut dire beaucoup ...

Les dirigeants de la République islamique d'Iran réunis pour célébrer la "révélation de Mahomet". De gauche à droite : Larijani, Rafsandjani, Khamenei, Ahmadinejad et Jannati
(photo tirée du site "iran-resist", 31 juillet 2008
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Quelques mots, d'abord, à propos du contexte de cette photo : le régime des mollahs fêtait la révélation de Mahomet, et ce fut l’occasion pour Ali Khamenei, le guide suprême de la révolution islamique de faire un discours de politique générale, où il a comparé l’obstination nucléaire du régime à la pugnacité dont a fait preuve Mahomet pour vaincre ses adversaires. Sur une estrade dominant une salle composée des cadres du régime et de leurs épouses, Khamenei était assis sur une chaise haute entouré des 4 plus hauts responsables du régime assis par terre derrière lui : le président (Ahmadinejad), le chef de l’assemblée des experts (Rafsandjani), le président du Conseil des gardiens de la constitution (Jannati) et le président du Parlement (Larijani).

C’est le vendredi 12 juin qu’auront lieu les prochaines élections présidentielles en République Islamique d’Iran. Une échéance électorale présentée comme cruciale par nombre « d’experts orientalistes » qui aimeraient voir battu le « conservateur » Mahmoud Ahmadinejad par un « modéré », et ainsi possible un compromis historique avec les Etats-Unis.

Les lecteurs réguliers du site d’opposition « iran-resist » (en lien permanent), sont régulièrement informés des multiples manipulations médiatiques du régime du Mollahs, manipulations souvent réussies : ainsi le grand public pense effectivement que le Chef de l’Etat est le leader du pays, alors que le vrai pouvoir est entre les mains du « Guide suprême de la Révolution », poste taillé sur mesure par l’ayatollah Khomeiny et qui est actuellement détenu par le « Sayed » (descendant du Prophète) Ali Khamenei : cette photo, tirée du même site, est donc troublante de vérité par sa symbolique : il y a celui qui est assis, et ceux qui sont accroupis à ses pieds !

On se reportera au petit résumé des institutions iraniennes - bien tortueuses - dans cette page de Wikipedia : vous y trouverez la liste des attributions du « Rahbar » (« Guide suprême »), et les rouages du fameux « willayat al faqih » (« gouvernement des sages »), qui donne toutes les clés du pouvoir au clergé chiite ... les « laïcs » comme Ahmadinejad n’étant pas forcément les moins fanatiques !

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05 juin 2009

Polygames saoudiens contre femmes pilotes !

La championne tunisienne de motocyclisme
Hamida Saklaoui

Une fois de plus les polygames de l’islam imposent leurs lois par la force des pétrodollars.

Les « motardes » tunisiennes ne seront pas autorisées à participer aux premiers championnats arabes, a fait savoir la Fédération arabe de motocyclisme ce lundi 25 Mai. Cette décision a suscité de fortes réactions de la part des sportifs tunisiens. La pilote internationale d’origine tunisienne Hamida Saklaoui a condamné l'interdiction faite aux femmes pilotes de participer aux prochains championnats arabes. L'équipe nationale tunisienne est la seule équipe arabe à comporter des femmes pilotes. Et elles ne sont pas ravies de cette décision. Cette décision a été prise sous pression de l’Arabie Saoudite, où les femmes ne sont pas autorisées à conduire. La Tunisie est la seule voix à s'élever contre cette décision, car l'Arabie Saoudite a une grande influence sur la fédération du fait du montant de sa contribution.

Dans la rue, de nombreuses personnes se sont dites surprises par cette décision. « Comment de telles décisions peuvent-elles être acceptables alors que le championnat se court en Egypte ? », demande la pilote tunisienne championne du Maghreb. « Ils peuvent faire appliquer leurs lois et leurs règlements à l'intérieur de leurs frontières. Mais nous imposer ces lois est une chose que personne ne peut accepter ». « Cette décision a été prise pour ne pas embarrasser certains pays du Golfe, où les femmes ne sont pas autorisées à conduire », a déclaré Chakib Brahmi, président de la fédération basée en Tunisie, lors d'une conférence de presse. Il a indiqué que les instances dirigeantes de la fédération arabe avaient annoncé aux concurrentes tunisiennes la décision d’interdire à la pilote tunisienne de participer aux championnats arabes

La fédération arabe de motocyclisme avait pris cette décision rien que pour satisfaire l’Arabie Saoudite. Il faut rappeler que ce pays est le seul au monde ou les femmes ne sont pas autorisées à prendre le volant et à conduire une voiture comme toutes les femmes du monde.
Il y’a déjà trois ans l'Arabie Saoudite avait interdit à un pilote des Emirats arabes unis de participer car l'assistant de ce pilote était une femme russe !

Voilà donc où nous sommes en 2009 ; ce sont les polygames saoudiens qui dictent leurs lois maintenant aux autres pays et empêchent les femmes émancipées d’autres pays arabes de participer aux championnats. Cette décision nous rappelle qu’en Arabie saoudite la femme musulmane, qui n'a ni le droit de réfléchir, ni de vivre sa vie, ni de conduire une voiture n'existe que par son ventre chez l'homme saoudien, et encore si elle fait des garçons. Cette décision nous rappelle qu’en Arabie saoudite il y a des femmes brûlées au vitriol, des fillettes violées, lapidée, des enfants entraînés au suicide au nom de l'islam, du Coran, de Allah, de la Charia.. Cette décision nous rappelle qu’en Arabie saoudite, où on se réclame d’Allah et de son Prophète, les femmes sont traitées pires que des objets: on les marie lorsqu'elles ne sont même pas pubères, avec un homme qui pourrait être leur grand-père! Elles sont obligées de porter des vêtements humiliants. Cette décision nous rappelle aussi qu’en Arabie saoudite les femmes sont poursuivies, jugées, condamnées au nom de la religion, au nom des traditions, au nom de lois rétrogrades de la Charia. La sentence la plus abominable est la lapidation. Des femmes accusées d'adultère sont condamnées à mort par jet de pierres. Cette atrocité est encore légale et pratiquée dans ce pays. A l’aube du 21ème siècle les massacres et les exactions perpétrés à l’encontre des femmes par les polygames saoudiens se perpétuent ouvertement ou dans l’ombre en Arabie Saoudite. Dans ce pays les jeunes femmes sont mariées de force, subissent d'atroces mutilations, violence domestique, violence sexuelle, inceste et crimes d’honneur sont largement répandues.

Savez vous aussi que les Saoudiens ne dictent pas seulement leurs lois moyenâgeuses aux Arabes mais aussi aux Européens. Eh oui ! Lors des consultations gynécos des femmes saoudiennes en France les médecins doivent non seulement se protéger contre les agressions (et pas seulement verbales) des maris délirants sur place, exigeant des statuts particuliers pour eux uniquement, mais les dits médecins doivent aussi se masquer !

Savez vous aussi autre chose à propos du mariage en Arabie Saoudite : les polygames arabes ont le choix entre deux méthodes islamiques : l’une prévoit et encourage le mariage à l’essai ; on peut prendre à l’essai une femme, et si l’homme décide qu’elle ne donne pas satisfaction il peut la renvoyer chez ses parents. La deuxième est ce qu’on appelle « l’ouzir » en arabe, c’est un gardien qui oblige si nécessaire la femme au devoir conjugal au besoin en l’attrapant pendant que le mari ... ce sont ces dispositions qui permettent aujourd’hui aux islamistes de mener la belle vie ! Sans oublier les pédophiles refoulés qui peuvent s'en donner "à coeur joie" avec des fillettes de 9 ans et même moins (1).

Savez vous enfin que les pieux Saoudiens et autres habitants des pays du golf (pas de "e", c’est volontaire) se retrouvent en masse chaque année en Thaïlande pour profiter de l'alcool et des prostituées et une fois de retour chez eux hypocrisie et islamisme reprennent leurs droits ?

Ftouh Souhail,
Tunis
(1) En Arabie saoudite le grand mufti Abdelaziz al Cheikh, la plus haute autorité religieuse du pays, a estimé dans fatwa rendue le 16 janvier 2009 qu'une fillette âgée de 9 ans pouvait être mariée !

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02 juin 2009

Israël : exercices de défense passive à l'ombre des missiles

Délais pour rejoindre les abris en cas d'attaques de missiles
Source : Ministère de la Défense, "Home Front command"
(cliquer sur l'image pour agrandir)


Une image vaut mieux que de longs discours ... celle-ci est hélas connue de millions d’Israéliens, qui vivent depuis dimanche et jusqu’à jeudi prochain les plus grands exercices de défense passive jamais organisés : l’armée, la protection civile et les différentes entités concernées en cas d’attaques massives par des missiles ennemis, vont tester leur coordination si une pluie de missiles tombait sur les grands centres urbains du pays, en provenance à la fois de l’Iran, de la Syrie, du Hezbollah et du Hamas depuis Gaza.

On trouvera dans cet article du "Haaretz", à la fois un petit résumé des simulations d’attaques qui permettront de tester les réactions de la population et des premiers secours, et une courte vidéo les illustrant. A noter qu’il est exceptionnel qu’un pays se livre à de tels exercices impliquant les civils, et que 70 attachés militaires étrangers assisteront au « debriefing ». Mais à noter surtout cette carte, qui est assez impressionnante : les habitants du centre du pays (qui regroupe dans le « grand Tel Aviv » environ 2 millions de personnes et l’épine dorsale de l’activité économique) n’ont que 2 minutes pour se mettre à l’abri !

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01 juin 2009

Les mariées étaient en blanc ...


Le sourire du mois
- juin 2009

Merci à nouveau à Marie G. pour m’avoir envoyé cette photo, et l’occasion de vous faire sourire à nouveau ... Pakistan ? Afghanistan ? Cette image circule depuis un moment sur Internet, mais je n’en sais pas plus. Sinon qu’il s’agit d’un mariage collectif, que les époux ont l’air ravis et qu’il est difficile de connaître l’avis de leurs (heureuses ?) compagnes !

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31 mai 2009

15 à 20 % des visiteurs de mon blog sont des antisémites !

Exemple de recherche sur Google, à propos de Laurent Fabius


J’ai découvert, grâce à une récente « newsletter » du CRIF, cet article publié sur le site de « l’Express » et intitulé « Juifs d’abord, journalistes et animateurs ensuite ? », dont je vous donne ici le lien. Il relève une curiosité malsaine de nombreux visiteurs du moteur de recherche « Google », un pourcentage considérable de requêtes s’inquiétant de la judéité possible de vedettes de la télévision.

Je vous laisse découvrir cette brève information, qui jette un peu un froid ... comme la majorité des commentaires publiés, et qui hélas - sur ce sujet précis comme sur d’autres - révèlent un public majoritairement sourd aux signaux démontrant la remontée de l’antisémitisme dans notre pays : les mêmes doivent aussi, et probablement, penser que l’on a tort de s’inquiéter de la liste « antisioniste » de Dieudonné ; ou de penser que le malheureux Ilan Halimi a été martyrisé parce que Juif ; ou que les centaines d’agressions recensées comme antisémites par la police ces dernières années l’étaient bien, etc. ; avec, petite goutte de fiel toujours enrobée dans les mêmes formules, ce message subliminal ou clairement écrit : c’est au fond de la faute des Juifs qui ont tort de toujours se plaindre !

Mais il se trouve aussi que sur ce sujet précis des recherches sur les origines prétendues juives d’animateurs de la télévision - ou d’autres personnalités -, je peux prétendre à la fois à une grande antériorité par rapport à cet article de « l’Express », et à des données quotidiennes et déprimantes : grâce au logiciel «sitemeter » (la petite icône en bas de la colonne de droite du blog), je peux suivre non seulement le nombre de visiteurs, mais aussi les thèmes des requêtes lorsqu’ils proviennent d’une recherche (en grande majorité par le moteur « Google ») : or tous les jours, je note entre 15 et 20 % (parfois beaucoup plus quand ces noms reviennent en « tête de gondole » de l’actualité) de recherches associant le mot « juif » à :
- François Hollande ;
- Patrick Sabatier ;
- Thierry Ardisson ;
- Jean-Marc Morandini ;
- et deux personnalités d’origine musulmane, Roschdy Zem et Rachida Dati !

Pour le vérifier, je vous invite donc à cliquer sur ce lien permanent sitemeter (les informations sont en lecture libre), et à le vérifier périodiquement ... ce qui démontrera la mauvaise foi crasse des commentaires mentionnés plus haut.

A propos de François Hollande : j’ai publié en décembre 2006 un article relevant, déjà, des recherches sur « ses origines » : vous le lirez sur ce lien, et il figure en numéro un des recherches « François Hollande juif » sur Google.

A propos de Thierry Ardisson : je ne m’étais pas inquiété de cette « rumeur », mais les innombrables visiteurs s’interrogeant sur son imaginaire judaïté viennent en raison d'un article vieux déjà de trois ans, et où le mot « juif » était joint à son patronyme.

Pour plusieurs autres personnalités - pour lesquelles la même curiosité taraude ces « Sherlock Holmes » du Web -, l’origine de leur venue est cet article d'avril 2007, où je commençais à me rendre compte qu’il s’agissait, vraiment, d’un signal inquiétant : je vous invite à le découvrir, parce que je relevais à cette occasion des exemples de recherches haineuses ... Autre cause de succès, l’association dans le titre des mots « juifs » et « show biz » : grand impact probablement chez les cervelles de moineaux fans de Dieudonné, qui fait siffler à chaque représentation Arthur, Patrick Bruel et autres « Sionistes » !

Pour Rochdy Zem, son association au Judaïsme doit probablement faire recette auprès de la frange carrément antisémite de la jeunesse musulmane, qui doit le détester ... précisément pour les raisons motivant mes propres éloges, raisons exposées dans cet article.

Enfin, à propos de Rachida Dati, j’ai analysé longuement la folle rumeur à son sujet en juillet 2008, sous le titre : "Rachida Dati juive : elle court elle court la rumeur chez les minus !" . Une référence qui a du succès puisqu’elle m’amène quotidiennement un nouveau lot de ... minus, appâtés par le référencement en tête de liste sur Google.

Que répondre, enfin, à ceux qui s’indigneront de voir cataloguer comme antisémites ces milliers d’anonymes ? Une réponse simple, sous la forme de trois questions :
- Les mots « catholique » et « musulman » apparaissant aussi régulièrement sur mon blog, pourquoi ne retrouve-t-on pas de recherches associant des noms de personnalités à ces religions ?
- Pourquoi cette fascination pour des personnalités des médias ou de la politique ? N’est-ce pas parce que ce sont les figures les plus évidentes de la réussite pour ceux dont le bagage culturel est médiocre, et qui ne voient le Monde qu’au travers de leur écran de télévision ?
- Et pourquoi, enfin, alors que j’ai déjà du mentionner sur mon blog des centaines d’autres noms connus, juifs ou non juifs, les recherches ne se portent-elles jamais sur des Prix Nobel, grands médecins ou scientifiques ?
La réponse est simple, même si elle est dure à avaler : ces Internautes que je suis arrivé à « tracer », sont les révélateurs des 15 à 20 % d’antisémites, effectivement recensés dans les sondages, et qui pensent que les Juifs ont trop de pouvoir et d’influence en France - précisément la clientèle qu’essaie actuellement de draguer Dieudonné pour les élections européennes !

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28 mai 2009

Forum économique mondial en Jordanie : Shimon Peres accueilli avec intérêt


Le président Shimon Peres s’est rendu en Jordanie où il a participé à la conférence annuelle du Forum économique mondial. Au terme de son discours, il a réuni une conférence de presse qui a été retransmise par les principales chaînes télévisées du monde arabe, et au cours de laquelle il a présenté la position israélienne sur les questions régionales.

Le "Haaretz" (lundi 19 mai 2009) note surtout que le Président Shimon Peres a été accueilli avec enthousiasme par les journalistes arabes. Selon le journal, le président Pérès a suscité bien plus d’intérêt parmi ces journalistes que les personnalités arabes présentes à la conférence. Des hommes d’affaires de l’ensemble du monde musulman, dont de nombreux jeunes venant du Liban, des pays du Golfe, d’Iran et, naturellement, de Jordanie ont eux aussi tenu à entendre le discours du président israélien. Le président israélien s’est entretenu, ensuite, en tête-à-tête avec le roi Abdallah de Jordanie, en marge du Forum économique qui s'est tenu du coté jordanien de la mer morte. L’occasion était propice pour parler de l’économie et des échanges commerciaux entre les deux pays.

En paix depuis quinze ans, Israël et la Jordanie poursuivent leurs échanges économiques d’une façon continuelle. La Jordanie est une cible privilégiée pour les investisseurs israéliens. Tout d’abord pour son positionnement géographique : la Jordanie possède une façade sur le Golfe d'Aqaba (Mer Rouge), sur 25 km, entre Israël et l'Arabie Saoudite ; en plus, son économie est ouverte, mais aussi l’économie jordanienne présente la particularité d'être une économie de services à 70%. La Jordanie a été le pays le plus exposé à la guerre en Irak, notamment lors de l'interruption des échanges avec ce pays qui constituait son principal marché d'exportation, avec des conséquences économiques importantes et qui ont affecté ses perspectives de développement. L’ouverture de la Jordanie vers Israël a constitué une bouffé d’oxygène pour l’économie du Royaume hachémite. La Jordanie a aussi trouvé en Israël un partenaire possédant plusieurs atouts : l'économie israélienne est doté d’ un système capitaliste moderne et un pays jeune qui se caractérise par un secteur privé dynamique et un secteur de la high-tech en croissance rapide. Les entreprises israéliennes, principalement dans ce domaine, sont très appréciées par les Jordaniens. La Jordanie est un pays où un grand nombre d’entreprises israéliennes exportent du papier, des imprimantes et des machines industrielles. Les exportations vers la Jordanie atteignent un total de 115,2 millions de dollars pour l’année 2008.

Lors de la conférence annuelle du Forum économique mondial qui s'est tenu du coté jordanien de la mer morte, le roi Abdallah II de Jordanie et le président israélien Shimon Peres se sont félicités du dynamisme des échanges économiques jordano- israéliens. Le ministre jordanien des Affaires étrangères, Nasser Judeh, a assuré, lors du Forum économique de la Mer morte, qu’Israël et la Jordanie poursuivront leurs échanges économiques et que la Jordanie espèrera rester la principale destination des investisseurs israéliens dans la région. En effet, ces deux pays avaient signé un accord prévoyant la levée de tous les obstacles douaniers à l’horizon 2010 permettant aux industriels israéliens d’accentuer leur présence en Jordanie, notamment à travers la délocalisation de leur production et l’utilisation du port d’Aqaba pour exporter vers l’Occident, sans compter que la présence israélienne en Jordanie permet une ouverture commerciale sur le marché irakien, au travers des produits israéliens fabriqués en Jordanie, avec une main d’oeuvre jordanienne moins coûteuse que celle de l'état hébreu. Si Israël a exporté pour 245 millions de dollars vers les pays arabes en 2006, ce chiffre a augmenté de 20 % en 2008 et la Jordanie en constitue la principale porte de transit vers les pays arabes car plus de 1.300 opérateurs israéliens travaillent avec le Jordanie. La Jordanie, est le pays où le plus grand nombre d’entreprises israéliennes sont présentes, soit 1343.

L'Agence nationale d'Israël pour la coopération internationale (MASHAV), rattachée au Ministère des Affaires étrangères, coopère dans ce sens étroitement avec le gouvernement jordanien en prévoyant plusieurs programmes de coopération sur le développement, qui sont considérés par Jérusalem et Amann comme instrumentaux et qui créent une atmosphère de confiance, de respect mutuel et de tolérance, participant à la consolidation de le paix entre les deux capitales (1).

La conférence annuelle du Forum économique mondial, tenue au début de la semaine en Jordanie, était une occasion pour accentuer les efforts afin d’augmenter le volume des échanges jordano- israéliens. Et si Monsieur Shimon Peres a suscité bien plus d’intérêt parmi les journalistes que les personnalités arabes présentes à la conférence, c’est parce qu’il est un des meilleurs ambassadeur de la paix dans la région, une personnalité largement respectée en Jordanie et dans le reste des pays arabes modérés.

Ftouh Souhail,
Tunis
(1) Le Centre de coopération internationale d’Israël Mashav vient d’ouvrir un compte Facebook afin de permettre de renforcer les échanges, la coopération et les rencontres entre tous les intervenants israéliens et arabes : Accéder au compte Mashav de Facebook

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27 mai 2009

Les limites de l'humour, par Stéphane Guillon


Pas grand-chose à ajouter à ce sketch rapide et bien senti ...
Stéphane Guillon - parait-il, dans le « collimateur de l’Elysée » pour son insolence -, nous rappelle qu’en France et dès qu’il s’agit de religion, il y a un courage à géométrie variable pour la dérision : encore un coup de canif, bien senti, au « politiquement correct », après le film « La journée de la jupe » dont je vous avais parlé il y a quleques semaines ... serait-ce vraiment le printemps ?


Stephane Guillon et islam
envoyé par vrjiygh4576

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25 mai 2009

Egypte : meurtre, pouvoir, show-biz et sexe

La chanteuse pop libanaise Suzanne Tamim

Un magnat égyptien de l'immobilier et pilier du parti au pouvoir, Hicham Talaat Moustafa, a été condamné à mort jeudi pour le meurtre d'une chanteuse libanaise avec laquelle il aurait eu une relation intime. Le juge du tribunal pénal du Caire a ordonné que l'homme d'affaires soit pendu pour avoir commandité ce crime. Un policier égyptien à la retraite, Mohsen al-Soukkari, jugé dans le même procès, a été condamné à mort par pendaison pour avoir exécuté le meurtre de Suzanne Tamim, 30 ans. L'audience s'est déroulée au milieu de strictes mesures de sécurité. Le tribunal a soumis son verdict à l'aval du mufti d'Egypte, les condamnations à mort devant être autorisées par cette plus haute autorité religieuse du pays. L'audience pour connaître son avis a été fixée au 25 juin.
Les deux condamnés, présents au tribunal, peuvent interjeter appel.

Mélange de meurtre, de pouvoir, de show-business et de sexe

L'épouse de M. Moustafa, qui a assisté à l'audience, s'est évanouie à l'annonce du verdict. A Beyrouth, Abdel Sattar Tamim, le père de la victime, a indiqué à l'AFP que la famille était satisfaite du jugement et qu'elle attendait désormais l'avis du mufti. «Nous avons pleine confiance dans le système judiciaire égyptien et nous attendons la décision finale», a-t-il dit, ajoutant que la famille était en «contact étroit» avec les avocats au Caire.
L'affaire, mélange de meurtre, de pouvoir, de show-business et de sexe, a été très suivie au Liban et en Egypte, un pays où les puissants hommes d'affaires font rarement face à la justice.
Les autorités ont imposé un black-out médiatique sur le procès ouvert en octobre 2008 et poursuivi des journalistes ne l'ayant pas respecté. M. Moustafa, 49 ans, un pilier du Parti national démocrate (PND), est accusé d'avoir payé Soukkari deux millions de dollars pour tuer Suzanne Tamim, retrouvée morte le 28 juillet 2008 dans son appartement de Dubaï, atteinte de plusieurs coups de couteau et la gorge entaillée. Selon l'accusation, après avoir surveillé son appartement, M. Soukkari s'y était rendu en se présentant comme un employé de l'immeuble et l'avait poignardée à mort. M. Soukkari, arrêté en août, avait dans un premier temps avoué avoir agi à l'instigation de M. Moustafa, mais les deux hommes avaient plaidé leur innocence devant le tribunal. Son immunité avait été levée

La chanteuse, à qui la presse arabe prêtait une vie sentimentale tumultueuse, s'était fait connaître après avoir gagné un concours de jeunes talents en 1996. Elle avait eu, selon la presse égyptienne, une relation intime avec M. Moustafa durant trois ans qui s'était terminée quelques mois avant le meurtre. Elle avait alors quitté l'Egypte pour Londres, avant de s'installer à Dubaï.
M. Moustafa, qui dirigeait Talaat Mustafa Group, une société pesant plusieurs milliards de dollars, est également membre du Conseil consultatif (Sénat). Son immunité avait été levée et il avait été remplacé par son frère à la tête de l'entreprise.
Après le verdict, les actions de la société présente dans le secteur touristique à travers la construction, l'immobilier et les projets de luxe, reculaient de 18% dans les premiers échanges à la Bourse du Caire.
Sources : AFP et Libération

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24 mai 2009

Monde slave et monde musulman, affrontements et convergences : Alexandre Del Valle sera mon invité le 31 mai.

Entre la Mer noire et la Caspienne,
carte tirée du site "iran-resist.org"

Dimanche prochain, nous allons poursuivre l’examen de l’environnement géopolitique en Moyen-Orient en élargissant le cadre géographique, puisque nous allons évoquer le choc, parfois brutal, entre deux univers que la géographie a mis au contact direct l’un de l’autre. Le premier univers est celui du monde slave, ces nations qui sont établies à l’Est de l’Union Européenne, certaines à l’intérieur même de l’Union comme la Bulgarie, d’autres à ses frontières comme plusieurs ex-républiques de l’ex URSS, elle-même remplacée par la Fédération de Russie et qui joue un peu le rôle de « parrain » pour de nombreux petits états. Le deuxième univers est celui du monde musulman, et là encore l’Histoire a rendu un peu floue la frontière entre les deux mondes : populations musulmanes à l’intérieur de l’ex-Yougoslavie, et qui aspirent à rentrer dans l’U.E ; minorités musulmanes à l’intérieur de la Russie, et qui posent des problèmes au pouvoir central - pensons par exemple à la répression féroce en Tchétchénie. Mais aussi pays musulmans dans l’environnement immédiat de la Russie, et avec lesquels les rapports sont très variables, de la quasi-alliance à des relations ambiguës. Mon invité sera Alexandre Del Valle, géopolitologue, qui a déjà publié de nombreux ouvrages et articles sur le monde musulman, c’est d’ailleurs la quatrième fois que je le reçois dans ma série. Il y a une quinzaine d’années, alors que la majorité de l’opinion et des médias prenaient partie contre les Serbes lors de la guerre en Bosnie puis au Kosovo, il disait que le soutien occidental aux Musulmans était une erreur ; et il a aussi publié un livre marquant : « La Turquie dans l’Europe, un cheval de Troie islamiste ? » (Editions des Syrtes).

Parmi les questions que je poserai à Alexandre De Valle :
- Pense-t-il que cette guerre puisse se rallumer en ex-Yougoslavie ? Et quel bilan tirer de la politique européenne et américaine dans les Balkans ?
- La même Russie qui était il y a dix ans le support des Serbes, ennemis des Musulmans, semble être revenue aux alliances de l’ex-URSS, puisqu’elle arme la Syrie, mais aussi et c’est nouveau l’Iran, qui est le principal danger pour les Occidentaux au Moyen-Orient : pourquoi ? Et pourquoi cette amnésie musulmane, qui semble tout pardonner aux Russes, y compris les massacres de centaines de milliers de leurs « frères », en ex-Yougoslavie ou en Tchétchénie ?
- Pense-t-il, comme Michel Gurfinkiel qui a été mon invité il y a quelques semaines, que l’on est revenu à la « guerre froide » avec une véritable alliance russo-iranienne ? Et que penser des liens renoués par la Russie avec plusieurs ex-républiques musulmanes d’Asie centrale : s’agit-il de prendre les Américains à revers en Afghanistan ?
- Jusqu’où ira la « dérive pro-islamiste » en Turquie, qui s’éloigne des Occidentaux et semble se rapprocher de ses voisins syrien et iranien ?

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21 mai 2009

Gérard Akoun sur Judaïques FM ce matin : Netanyahou à la croisée des chemins


Les sourires et les poignées de mains, si chaleureux fussent ils, n’ont pas permis de masquer les divergences avec Barack Obama, et Benyamin Netanyahou, ne doit pas se faire beaucoup d’illusions, même s’il essaie de faire bonne figure, sur la marge de manoeuvre qu’il peut encore avoir pour contrarier, la nouvelle stratégie que les Etats Unis veulent mettre en oeuvre au Moyen Orient à propos des Palestiniens et de l’Iran.

Barack Obama a été on ne peut plus clair, il l’a répété, à diverses reprises, la création d’un état palestinien indépendant et viable est incontournable, elle doit se réaliser dans des délais raisonnables et pour aboutir à une paix réelle avec le monde arabe, des négociations devront aussi avoir lieu avec la Syrie et le Liban. Les Américains ont décidés de peser de tout leur poids pour faire avancer les négociations, ils arbitreront et ne s’aligneront plus systématiquement sur les positions israéliennes. Quant à l’Iran, si les Américains comme les Israéliens s’opposent à ce que l’Iran, puisse disposer de l’arme nucléaire, ils n’accordent pas la même priorité au règlement de cette question. Ils privilégient la création de l’état palestinien car, contrairement aux Israéliens, ils pensent qu’elle affaiblirait l’influence de l’Iran dans la région, et par voie de conséquence celle du Hamas et du Herbollah.

Le désaccord est total et il ne pouvait en être autrement entre un gouvernement israélien, composé de personnalités de droite et d’extrême droite, opposées à la création d’un Etat palestinien et une administration américaine qui souhaite retrouver des relations apaisées avec le monde arabe. Mais, cela ne conduit pas à une rupture de l’alliance traditionnelle entre Israël et les Etats Unis, la sécurité d’Israël reste un impératif politique : les Américains exigeraient que le futur état palestinien soit démilitarisé, qu’il n’y ait pas de droit au retour pour les réfugiés ; mais en contrepartie, il y aurait des concessions territoriales douloureuses pour Israël, en particulier le partage de Jérusalem.

Benjamin Netanyahou a été chaleureusement accueilli, et applaudi à son retour pour sa résistance aux pressions américaines, mais Israël pourrait il résister longtemps si elles se conjuguent à celles des autres membres du quartet dont l’Union Européenne ? On peut en douter, même si certains ministres voudraient jouer les matamores !!!
Barack Obama doit se rendre en Egypte et prononcer le 4 juin, un discours à l’adresse du monde arabe. Il attend d’ici cette date, un engagement des Israéliens, un geste important: le gel total de la colonisation qu’ Hillary Clinton a demandé expressément au Premier Ministre Israélien.

Benyamin Netanyahou, pourra t’il s’y dérober, sinon pourra t’il convaincre sa coalition de le suivre sur cette voie ? Rien n’est moins sur, il est même probable qu’il devra faire face à une crise gouvernementale ou pire encore à l’éclatement de sa coalition. Mais il doit en prendre le risque car il se trouve à la croisée des chemins. Il ne serait pas le premier homme politique à s’être fait élire sur un programme pour en appliquer un autre, s’il veut se conduire en homme d’état responsable, car refuser de faire ce geste, serait un camouflet, pour Obama et pour les Etats Unis.
Ce serait s’affronter directement à son allié le plus sur et Israël y aurait tout à perdre.

Gérard Akoun
Chronique politique du 21 mai 2009

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Ghriba 2009 : un pèlerinage réussi



Pèlerinage de la Ghriba, Djerba 2009
Photos Robert Bismuth

Merci au professeur Robert Bismuth - à gauche, sur la photo du haut - pour avoir autorisé la publication ici de quelques unes de ses très belles photos ramenées de Djerba : la semaine dernière, à l’occasion de la fête juive de Lag Ba’Omer et comme chaque année, avait lieu le pèlerinage dit de la Ghriba, du nom de la plus ancienne synagogue d’Afrique du Nord. Après les très vives tensions de l’hiver dernier au moment de l’opération de Gaza, on aurait pu craindre le découragement de nombreux Juifs - essentiellement originaires de Tunisie - qui reviennent régulièrement sur leur terre natale à cette occasion.

Or, globalement, la « Ghriba 2009 » a été un succès : pas une affluence record, mais tout de même 3.500 personnes, dont un millier venus d’Israël et ne craignant pas de venir dans un pays arabe malgré les risques de terrorisme ! A noter la présence de plusieurs personnalités venues de France, dont le directeur du CRIF, Haïm Musicant.
Quelques mots pour finir sur le professeur Robert Bismuth : médecin, il est très engagé dans le dialogue interculturel entre les deux rives de la Méditerranée, notamment au travers du « Comité de coopération Marseille Provence Méditerranée ». J’avais fait sa connaissance il y a deux ans, à Tunis, lors d’un colloque de la « Chaire Ben Ali pour le dialogue des civilisations et des religions », et je l’ai retrouvé ... sur Face Book, où il vient de publier ce beau reportage

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20 mai 2009

Pourquoi Ankara s’est-elle laissé duper ? par Souhail Ftouh

Le Premier Ministre turc Recep Tayyip Erdogan

Personne n’a peut-être vraiment commenté pourquoi le Gouvernement pro islamiste d’Ankara a mis de côté ses relations stratégiques étendues avec Israël pour renouer avec la Syrie. La Turquie vient en effet d’achever, la semaine dernière, trois jours de manoeuvres militaires avec la Syrie. L’exercice était assorti de la signature d’une lettre d’intention en vue d’une coopération dans l’industrie militaire, entre le Ministre turc de la Défense Vecdi Gonul et son homologue syrien Hassan Turkmani.

La décision de la Turquie d’organiser des manoeuvres militaires et surtout la signature d’une lettre visant à établir une coopération militaire avec Damas peuvent faire dérailler les liens de coopération de longue haleine entre la Turquie et Israël. Israël doit-il alors « s’inquiéter » de ce rapprochement, comme l’a indiqué le ministre de la Défense ? Tout d’abord l’accord militaire entre la Turquie et Israël du 23 février1996 pourra être déclaré inopérant. En plus il y a des risques que le matériel hautement sophistiqué délivré par Israël à la Turquie tombe dans les mains de Damas. Des avancées technologiques peuvent être maintenant transmises aux Syriens. Par le passé, il est arrivé à plusieurs reprises que des connaissances technologiques très sensibles aient été partagées avec des pays « amis », puis glissées vers d’autres pays moins recommandables.

La Syrie fait parti de ces « mauvais garçons » de la Communauté Internationale. Son régime est un expert dans la manipulation des pays voisins et dans le jeu de billard à trois bandes. Ce pays cherche, par exemple, à avoir de bonne relation avec l'UE (L’UE et la Syrie ont décidé de lancer l’accord d’association le 14 décembre 2008) alors que le régime syrien entretient de mauvaises relations avec les pays arabes modérés ! L’ambassadeur syrien en Egypte et délégué permanent du régime de Damas auprès de la Ligue arabe, Youssef Ahmad, a été renvoyé récemment à Damas par les autorités égyptiennes, sur fond de graves désaccords entre les présidents Hosni Moubarak et Bachar el-Assad concernant le dossier palestinien et, plus particulièrement, la légitimité du gouvernement dirigé par le Premier ministre Ismaïl Hanyieh dans la bande de Gaza. La Syrie qui se sent rejeté par ses voisins arabes (puisqu’elle est la déléguée exclusive des intérêts iraniens dans la région) cherche donc aujourd’hui des alliances avec des pays non arabes. Elle a trouvée dans la Turquie, un nouvel ami qui pourra lui compenser son isolement arabe.

Pourtant la Syrie n’a jamais cessé son aide aux rebelles kurdes qui constituent en fait une « menace » pour la Turquie. Cette nouvelle idylle entre Ankara et Damas montre à quel point les Turcs sont dupés et pensent que la Syrie pourrait être leur ami fidèle. Alors que réellement la Syrie n’est pas si innocente. Bachar El-Assad veut absolument son retour dans la Communauté internationale comme un « homme fréquentable », mais cela aurait des conséquences inéluctables sur la région. Il ne faut pas oublier que son régime fournit des armes au Hezbollah, abrite les quartiers généraux d’organisations terroristes dans la capitale syrienne, et est engagé dans diverses activités répugnantes au Moyen-Orient. La Syrie a hébergé, entraîné et financé de nombreuses milices terroristes dont la milice Fatah al Islam (dirigée par un Palestinien Shaker al-Absi payé par la Syrie), qui a opéré contre l’armée libanaise au camp palestinien de Nahr el Bared, dans le but de s’emparer de Tripoli. C’est aussi une autre preuve que les responsables syriens ne respectent pas leurs voisins. Toujours dans le but de nuire à son petit voisin libanais, Damas continue l’incitation à la haine raciale et au confessionnalisme au Liban. Et dans le but de déstabiliser ses voisins arabes, la Syrie a même offert le port de Tartous pour amarrer une dizaine de navires de guerre russes.

Tout cela nous montre que le régime Syrien est infréquentable dans la région et que la dynastie des Assad qui règne sur la Syrie par le népotisme, la torture, l'assassinat et le renseignement, depuis déjà 4 décennies, ne peut pas faire de la Syrie un voisin loyal et respectueux envers ses voisins. Alors pourquoi la Turquie troque-t-elle ses relations stratégiques étendues avec Israël pour renouer avec la Syrie ? Pourquoi Ankara s’est-elle laissé duper ?

Ftouh Souhail,
Tunis

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18 mai 2009

Comment l’ONU enterre les droits de l’homme : écoutez Malka Marcovich (deuxième partie)


Suite et fin de mon interview de Malka Marcovich.

On trouvera sur ce lien la présentation de cette émission, diffusée le 5 avril.

A noter, aussi, que cette invitée a eu par rapport à la Conférence de Genève des positions divergentes de celle d’une autre invitée de « Rencontre », Caroline Fourest : cette dernière (lire sur son blog, en lien permanent), juge que tout comptes faits la résolution finale est un moindre mal, et qu’il ne faut pas rompre le dialogue, même avec des nations qui ont des régimes détestables. Ce n’est pas du tout la position de Malka Marcovich, et on pourra découvrir son analyse sur ce lien (elle édite également un blog passionnant) ... Des lectures enrichissantes dans les deux cas, avec des compte rendus très complets sur ce qui s’est passé à l’ONU à la fin du mois d’avril.

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17 mai 2009

Comment l’ONU enterre les droits de l’homme : écoutez Malka Marcovich (première partie)


La conférence de l’ONU contre le racisme dite « de suivi de Durban », qui s’est tenue à Genève à la fin du mois d’avril a retenu toute mon attention, puisque - comme les lecteurs fidèles ont pu le noter - je m’y suis rendu et j’en ai rapporté un petit reportage. La lecture du livre de Malka Marcovich, « Les nations désunies. Comment l’ONU enterre les droits de l’homme » m’avait fortement aidé à mieux appréhender le sujet, et j’y avais consacré deux émissions.

On trouvera sur ce lien la présentation de la première partie, diffusée le 22 mars.
Et vous pourrez entendre l’émission grâce au podcast mis en ligne aujourd’hui ... la suite et fin sera disponible demain !

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15 mai 2009

Grippe porcine à la sauce antisémite

Caricature publiée dans le journal "Al Watan"
(Qatar), le 29 avril 2009
Titre : "Le processus de paix"

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